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Le BCTR révise les nomenclatures du RGPH-3
Dans le cadre des préparatifs du 3e Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3), un atelier consacré à la révision des nomenclatures des branches d’activités, des professions et des ethnies se tient, du 08 au 15 janvier 2026, à Kléssoum,
Cet atelier réunit les démographes et informaticiens de l’équipe CAPI, des cadres de la Direction des Statistiques Economiques, de la Direction de la Statistique Démographique et Sociale, de la Direction du Management de l’Information et de l’Informatique, des points focaux des ministères sectoriels, des partenaires techniques ainsi que le Bureau de Coordination du Troisième Recensement (BCTR).
L’objectif de l’atelier est de revisiter les nomenclatures existantes et de les adapter aux réalités nationales. Il s’agit notamment d’examiner les nomenclatures actuellement en vigueur afin d'identifier les insuffisances, de les combler en tenant compte des spécificités économiques, sociales et culturelles du pays, de valider les nouvelles versions et d’assurer leur implémentation dans le programme de collecte CAPI en vue du dénombrement pilote.
Un premier atelier, tenu du 21 octobre au 12 novembre 2025 au Bureau de Coordination du RGPH-3, avait permis de consolider et d’harmoniser des documents techniques et outils de collecte dont les autres nomenclatures. Cependant, les tests des applications CAPI développées pour la collecte des données du dénombrement ont mis en évidence des limites dans les nomenclatures relatives aux branches d’activités et aux professions.
Ouvrant les travaux, le conseiller technique, représentant le Directeur Général de l’INSEED, Youssouf Ibn Ali, a souligné que « le RGPH3 a franchi une étape décisive. La cartographie est en phase d’achèvement et les travaux préparatoires au dénombrement pilote sont engagés ». Selon lui, il est important de « consacrer du temps à la solidification conceptuelle des nomenclatures utilisées pour coder les activités économiques, les professions et certaines caractéristiques socio-culturelles ». En effet, « les tests du dispositif CAPI ont clairement mis en évidence des insuffisances dans les nomenclatures actuellement en vigueur, notamment en termes de couverture, de granularité et d’adéquation avec les réalités économiques et sociales du pays », a-t-il expliqué. D’où la nécessité de procéder à « une révision technique approfondie des nomenclatures existantes afin qu’elles soient en « cohérence avec les standards internationaux tels que la CITI/ISIC pour les branches d’activités, la CITP/ISCO pour les professions ».
Pendant sept jours, les participants s’attèleront à l’identification des écarts, au comblement des vides classificatoires, à l’harmonisation et à la validation des nomenclatures retenues, avant d’en garantir l’intégration effective dans l’application CAPI en vue du dénombrement pilote à venir.
